Puissant El Niño : il ne sera pas seul à jouer les trouble-fêtes

El Niño et sa bande ne laisseraient personne indifférent cet été. Détails.


Les pronostics estiment que le Québec pourrait connaître un été relativement frais. Lorsque c’est le cas, El Niño a le dos large : certains pourraient croire qu’il en est le seul acteur responsable. Toutefois, les saisons estivales québécoises sont influencées par une multitude de facteurs, à l’instar de ce dernier.

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La Niña n’est plus

Tout porte à croire qu’El Niño prendra le contrôle de l’Amérique du Nord de manière imminente : la transition s’amorce à pas de géants. Si tel est le cas, un creux pourrait régulièrement s’amener sur le Québec durant l’été, apportant ainsi des températures sous les normales de saison à plusieurs reprises.

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A contrario, ce sont les régions à l'ouest des Rocheuses qui pourraient voir le mercure grimper bien au-delà des normales de saison. Rappelons que lorsque c’est El Niño qui domine, ce sont les eaux du bassin Pacifique le long de l'équateur qui sont anormalement chaudes. Selon les modèles, la température de l’eau pourrait grimper à plus de deux degrés Celsius supérieures à la normale, indiquant un fort El Niño, voire un super El Niño. Or, il ne jouerait pas seul.

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Les typhons et leur influence insoupçonnée

C’est connu, le Québec reçoit régulièrement les vestiges de tempêtes tropicales et d’ouragans ayant traversé le golfe du Mexique et les terres américaines. Toutefois, il ne faut pas négliger l’influence des typhons, qui parcourent les eaux du Pacifique Ouest. Tout est une question de direction. Si un typhon ou un super-typhon emprunte une trajectoire vers l’ouest ou le nord-ouest, vers la Chine, il favorisera les poussées de chaleur en territoire québécois.

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À l’inverse, s’il suit une trajectoire vers l’est ou le nord-est, vers le Japon, c’est la fraîcheur qui se fraierait un chemin jusqu’à nous dans les sept à dix jours suivants. En somme, les typhons viennent perturber la circulation atmosphérique en percutant le courant-jet. Qui plus est, les modèles prévoient une saison particulièrement active dans le Pacifique Ouest, ce qui laisse présager de nombreuses fluctuations du mercure.

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Un acteur qui se ferait discret

Un troisième facteur d’influence entre en ligne de compte durant nos étés : la crête au niveau des Bermudes. Lorsqu’elle se manifeste, ses effets se font sentir jusqu’au Québec en faisant grimper le mercure au-delà des normales saisonnières. Toutefois, les experts ne croient pas que cette crête jouera un rôle important chez nous pour la saison estivale; elle pourrait se tenir en retrait et donc empêcher le Québec de connaître de longues périodes de chaleur et de temps sec. Or, si elle s'avance sur l'est des États-Unis, cette crête pourrait créer du temps actif et ainsi faire remonter l’humidité jusqu’ici. Une sorte d’effet indirect généré par le courant-jet.

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En résumé, celles et ceux qui raffolent de la chaleur seraient déçus, au profit des autres qui préfèrent la fraîcheur.

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